Le village de Bardos
La création de l’autoroute Pau-Bayonne a accéléré le développement du village. Les maisons neuves sont nombreuses et les terrains à bâtir très recherchés, mais l’habitat reste diffus.
Un peu d'histoire
Avec un retour en arrière, Bardos a connu des aléas assez importants sur le plan démographique : en l’an 1340, on ne comptait que 250 habitants. En 1846, 2660 habitants puis 1188 âmes en 1990. Actuellement, la population se situe aux environs de 1400 personnes. L’augmentation s’effectue d’une façon régulière et encourageante grâce à l’action dynamique d’une politique municipale qui favorise l’implantation des commerces et des services mais aussi de l’artisanat et des petites entreprises.
Un fait important qui mérite d’être signalé : en 1677, une terrible famine provoque le décès de près de 200 personnes. Les cultures sont détruites et les vignes anéanties par des conditions climatiques et parasitaires catastrophiques.
Pourtant à cette époque-là, le village ressemble à une ruche bourdonnante. On dénombre une soixantaine d’artisans dont : 20 tisserands, 9 tailleurs, 5 maçons, 10 cordonniers, des serruriers, 4 forgerons, des hôteliers,
7 moulins à eau, 85 laboureurs, 20 viticulteurs, 30 journaliers mais aussi, revers de la médaille, 65 mendiants.
Restons dans l’histoire. Comme beaucoup de localités, Bardos possède un patrimoine non négligeable mais peu valorisé. 3 fermes anciennes sont inscrites dans l’inventaire générale : elles datent du XVI°, XVII° et XVIII° siècle. L’achat par la commune du château de Salhat (occupé au XVII° par le marquis du même nom) situé au cœur du village, a permis de réaménager le centre bourg et d’y installer la mairie.
A proximité, se trouve l’église Notre Dame de l’Assomption, fondée en 1203 puis remaniée considérablement fin du XIX°. Cet édifice fut incendié par un très jeune mineur le 5 novembre 2002. L’apport financier de la municipale, les contributions des associations et les dons personnels ont permis sa restauration extérieure et intérieure (2 ans de travaux 2003-2004).
Un village toujours très "actif"
C’est ainsi que les Bardostar (ou Bardoztar en basque) peuvent apprécier les résultants d’une vie associative particulièrement intense. On compte 30 associations qui font « vivre » la commune de Bardos ainsi que 2 restaurants, 1 hôtel, 13 gîtes ruraux, 20 locations saisonnières, 2 supérettes, 1 boulangerie-pâtisserie, 1 boucherie-charcuterie, des garages, 1 imprimerie, des artisans du bâtiment, une brasserie (fabrique de la bière EKI), 1 fabrication et vente de fromages, 2 écoles primaires et 1 cinéma
Avant de clore ce chapitre sur Bardos, il est bon de rappeler quelques faits : le père d’André DASSARY est né à Bardos où il était receveur des postes avec son épouse. André quant à lui, faisait parti de ce Carré d’As avec Mariano, Hirigoyen et Guetary avec comme point d’orgue : l’orchestre Ray Ventura dans le but de divertir leur public. Tout le monde se souvient bien sûr de « l’auberge qui chante » ou du « mariage de Ramuntxo ».